la Revue Blanche    
un colloque
filet Un livre
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livre
 
15,5 x 23,5 cm, 1200 pages,
En vente en librairie,
prix TTC France 45 €
ISBN 978-2-213-63064-9


Parution septembre 2007
Éditions Fayard
 
Prix Jacques de Fouchier
Décerné en 2008
par l’Académie française

Ce Prix, créé en 1998, « récompense un ouvrage ou une œuvre remarquable par son sujet, sa composition, son style, et dont l'auteur n'appartient pas aux professions littéraires ».

 
Une exposition sur la Revue Blanche et le Cri de Paris a eu lieu en 2007
dans les Salles Royales de l' Église de la Madeleine, Paris.

• Plus d'informations
 
Paul-Henri Bourrelier.
La Revue Blanche, une génération dans l'engagement 1890-1905
 

La Revue Blanche, dont l’aventure n’a pourtant guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels, les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l’ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France.

Elle mène des combats  politiques sous l’impulsion anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch,  Péguy ; de dreyfusards et des fondateurs de la Ligue des droits de l’homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner...

Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l’Art nouveau, anticipe le fauvisme, de futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue, le Cri de Paris, hebdomadaire satellite, et les ouvrages publiés par ses Editions.

Soutenue amicalement par Mallarmé, proche de Jules Renard, de Tristan Bernard et d’Henri de Régnier la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Tristan Bernard, Jarry, Apollinaire qui y débutent, tandis qu’elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best seller du siècle. Elle contribue à l’innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l’école française de musique avec Debussy.
Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche.

Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l’histoire de cette avant-garde,  nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l’étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd’hui.

 
Paul-Henri Bourrelier, ingénieur général au corps des mines, a dirigé plusieurs établissements publics.
Il anime actuellement l’Association française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme de coopération en vue des économies d’énergie en Chine. Il a fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l’affaire Dreyfus.
 

Accueil de la presse
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Signalons en particulier :

Le Nouvel Observateur du 22 au 28 novembre 2007 (1 + 1/3  page)
Article de Mona Ozouf 

Le Figaro du 29 novembre 2007
Article Jean-Paul Caracala

La quinzaine littéraire du 1er decembre 2007 (1 page)
Article de Maurice Nadeau

Le Monde daté du 7 décembre 2007 (2/3 de page)
Article de Claire Paulhan

A la télévision :

Sur LCI, émission Entre guillemet, Samedi 16 décembre 2007 à 14h10,
rediffusée le dimanche 17 décembre à 13h40 et à 17h10 
(horaires approximatifs)
Interview d’une vingtaine de minutes de Paul-Henri Bourrelier par Edwy Plenel

     
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